VOTATIONS, PIÈGE À CONS !

La Suisse nous montre, par sa politique et son histoire, que la tyrannie marchande est d’autant plus efficace qu’elle sévit au sein d’une démocratie. Le système démocratique, en tant que système politique privilégié d’un monde renversé, n’est rien d’autre que la forme la plus trompeuse et efficace (mais aussi la forme dernière) de la dictature de la valeur d’échange sur la vie sociale…

C’est ainsi que la récurrence des fallacieuses votations populaires, loin de représenter une quelconque concession du pouvoir accordée au peuple, s’avère bien plutôt un frein aux luttes émancipatrices contre le monde pathogène de l’argent et de l’État. Afin de tuer toute spontanéité réelle, le pouvoir politique enferme le Prolétariat dans l’immense mystification du scrutin nécessairement condamnée à ne déboucher sur rien d’autre qu’un renforcement ou une aggravation du statu quo de l’aliénation.

Que ce soit par la propagande médiatique, les manipulations administratives des fonctionnaires larbinisés, les diverses expertises du matraquage scientifique ou autre, le Capital possède tous les moyens de faire échouer les vaines tentatives de lutte par les urnes. Mieux, il les utilise à son avantage, en désignant ces échecs comme autant de preuves qu’aucune émancipation n’est souhaitée, et même souhaitable.

La votation relative à la loi faussement appelée « covid », n’échappe pas à la règle. Acceptée, comme le souhaite tout l’horizon gauchiste de la moribonde idéologie dominante, elle ne ferait qu’entériner une réalité déjà profondément ancrée dans le pays : la mystification de la véritable crise sociale et le contrôle systématiques des masses. Rejetée, elle n’empêcherait pas aux sphères mesquines du pouvoir de faire ce qu’elles ont toujours fait en-dehors du spectacle officiel.

Car il faut savoir non seulement que la surveillance et l’oppression, qu’elles soient bruyantes ou silencieuses, furent consubstantielles à toutes les démocraties de l’histoire contemporaine, mais aussi que la Suisse en est l’avant-garde depuis plus d’un siècle. Dès la Grève générale de 1918 ayant fait trembler l’ensemble du pouvoir, toutes sortes de manœuvres coercitives ont été employées afin de cadenasser la lutte de classes qui tend vers l’abolition définitive des classes et de l’État. De la Lex Häberlin au scandale des fiches en passant par toutes les ligues et Fédérations anti-prolétariennes cherchant à protéger l’appropriation privative de la vie, l’on met tout en œuvre pour éviter l’inévitable : la lutte radicale contre l’aliénation.

Nous vivons ainsi l’époque où le Capital auto-destructif est parvenu au seuil de sa crise intrinsèque et insurmontable, et les seuls expédients qui lui restent pour combattre cela sont le terrorisme sanitaire et écologique mondial, la mystification démocratique et la candeur de ceux qui sont encore susceptibles d’y croire.

Groupe Barricade, novembre 2021

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